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Histoire du Canton de Lyons

Un pays, une forêt
 
Est-il possible de parler du Pays de Lyons sans tout d’abord évoquer sa forêt, l’une des plus belles hêtraies d’Europe, et certainement la plus remarquable de France avec ses 11 000 hectares ?
 
Une forêt naît de l’union de l’homme et de la nature sauvage. En ces temps où l’écologie fait le cœur de l’actualité, comment ne pas s’enorgueillir de ce trésor au milieu duquel nous vivons sans pour autant toujours bien le connaître.
 
La forêt, broussailles primitives ou futaies cathédrales, vastes landes, vallées et vallons, parsemés de nombreux hameaux et villages, est un ensemble dans lequel l’homme se sent à la fois protecteur et protégé. Il y retrouve ses racines et y puise l’équilibre nécessaire à sa survie. Le Pays de Lyons offre ce miracle écologique à tous ceux qui le découvrent, miracle plus que millénaire, qu’il nous appartient à tous d’aimer et de rendre vivant, tant au cœur de ce pays qu’au delà de ses frontières terrestres.
 
Dans notre canton, il faut garder en mémoire la fonction prépondérante des moines qui dès le XIIe siècle ont joué le rôle de défricheurs dans une contrée, comme beaucoup d’autres, certainement peu hospitalière. En 1134 apparaît l’abbaye de Mortemer dans le vallon du Fouille-Broc. Ce lieu, au cœur de la forêt, est sans conteste, l’un des éléments fondateurs du Pays de Lyons.
 
Car défrichement signifie aussi édification de granges dispersées dans des clairières ou landes nouvellement cultivées. Chacune de ces granges devint le lieu de travail non seulement des moines mais surtout des paysans qui s’installèrent dans ces nouveaux espaces pour y vivre avec leur famille. Ainsi sortirent de terre, entre autres, Beauficel, lande inculte et stérile devenue en l’espace de cent ans un village pourvu d’une église et entouré de terres plantées et fertiles ou encore Bosquentin, ermitage transformé en un vaste établissement agricole.
 
La célèbre abbaye de Saint-Denis près de Paris, eut également d’importantes fondations comme Fleury-la-Forêt, Lilly et Morgny, appelées les trois villes de Saint-Denis, plus tard unies au domaine des ducs de Normandie. Les Hogues fut fondé par l’abbaye de L’Isle-Dieu. Une charte du XIIe siècle parle également de l’« ancien et du nouveau territoire du Tronquay ».
 
On comprend assez bien le rôle des défrichements, liés à l’établissement d’une société humaine agraire : granges gérées et entretenues par les moines avec les seigneurs locaux, terres rendues fertiles, villages ne cessant de s’agrandir et une forêt, abondamment peuplée en gros gibier, lieu privilégié des chasses royales.
 
A travers l’histoire
 
Rien ne prédestinait cependant le Pays de Lyons à rencontrer les grands de ce monde. Son histoire semblait davantage liée à la petite histoire qu’à la grande jusqu’à ce que d’importantes recherches nous prouvent le contraire et mettent peu à peu en lumière un passé beaucoup plus glorieux. Mais il est évident que notre canton, s’il est demeuré longtemps à l’écart des grandes voies de communication, n’est pas pour autant resté en marge de l’histoire. Une fois encore la forêt aura joué un rôle déterminant dans son attrait et donc dans son lien à quelques grandes figures historiques. De la première race de nos rois, mérovingiens et carolingiens, aux ducs de Normandie, puis des rois de France jusqu’à l’actuelle forêt domaniale, sa richesse cynégétique n’aura jamais cessé d’attirer souverains et autres passionnés.
 
De l’Empereur Néron au duc de Penthièvre
 
Il faut rappeler le tracé probable d’une voie romaine allant de Rouen à Beauvais et traversant Lyons-la-Forêt, Lilly, Morgny et Bézu-la-Forêt. Lilly (Lilliacum) est, par exemple, un nom d’origine gallo-romaine, tout comme ceux de Fleury, Morgny et Lyons. Plusieurs sites attestent ainsi la présence de l’homme de l’Antiquité : tuiles, sarcophages, colonnes, bas-reliefs, monnaies de Néron (37-68) à Trajan (53-117) et plus remarquable encore, la découverte à Lyons-la-Forêt, par le docteur Marc-Adrien Dollfus, d’un théâtre actif jusqu’au IIIe siècle, établi à flanc de vallon. Tous prouvent l’existence d’une occupation gallo-romaine au moins dans le quartier du Bout de Bas à Lyons. L’histoire du Pays de Lyons ne commence donc pas au VIIe siècle.
 
La forêt, par héritage des lois impériales romaines était demeurée domaniale et réserve non seulement de bois mais aussi de chasse. Elle gardera tout au long de son histoire cette spécificité. À la chute de l’Empire, les multiples invasions germaniques du Ve siècle, puis celles des Normands auront certainement contribuées à l’accroissement du massif forestier car celui-ci, frontière végétale difficile à franchir, servait aussi de rempart naturel contre les agressions.
 
Les rois Clotaire II (584-629) et Dagobert Ier (v.603-639), possédant tous deux une demeure à Etrépagny, chassaient probablement en forêt de Lyons. Charles-le-Chauve (823-877) et Carloman II (866-884) habitèrent un palais appelé Basiu – pour certains l’actuel Bézu – aujourd’hui le manoir royal de La Fontaine-du-Houx. Selon la chronique de Saint Bertin, le roi Carloman aurait été mortellement blessé en 884 lors d’un accident de chasse en forêt de Bézu, ancien nom de la forêt de Lyons.
 
L’une des résidences favorites des ducs de Normandie
 
La création du duché de Normandie par le traité de Saint-Clair-sur-Epte entre Charles le Simple (879-922) et Rollon (av.890-931) en 911, fit renaître ce qui deviendra le Canton de Lyons. Très rapidement, le nouveau duc Guillaume Ier de Normandie, appelé aussi Longue Epée (av.910-942), très attaché à la forêt domaniale (celle-ci n’était qu’à trente kilomètres de Rouen, capitale du duché), décide d’établir, en 935, à Saint-Denis-en-Lyons, une vaste résidence surplombant les rives de la Lieure.
 
Guillaume le Conquérant (1027-1087) y donne une charte en 1050. Peu d’années avant sa victoire à Hasting en 1066, et son couronnement à l’abbaye de Westminster, il ordonne en 1060 la construction d’une forteresse importante à Lyons, lieu stratégique, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière entre le royaume de France et le duché de Normandie. Son fils cadet le roi Henri Ier (1068-1135) achèvera l’édification de ce château dont les bases de l’imposant donjon ont été mises à jour durant l’été 2007.
 
Henri Ier dit Beauclerc, est certainement le personnage le plus emblématique du canton, tout au moins de Lyons-la-Forêt. Cette gloire, peut-être la doit-il à sa mort prématurée, en son château de Lyons. La chronique raconte qu’après avoir mal digéré des lamproies (sorte d’anguilles très appréciées au Moyen Âge), il fut pris de douleurs épouvantables et mourut à Lyons le 1er décembre 1135. Henri Ier fut aussi l’un des bienfaiteurs de la toute jeune abbaye de Mortemer, née de l’installation de quelques religieux d’un prieuré de Beaumont-le-Perreux, séduits par la vie de trois ermites auprès d’un étang alors décrit comme « fangeux ». Cette installation reçu l’approbation de l’archevêque de Rouen et celle du roi d’Angleterre.
 
 
Plus tard, en 1163, le roi Henri II Plantagenêt (1133-1189) et sa mère l’impératrice Mathilde (1102-1167), fille d’Henri Ier Beauclerc et femme de l’empereur et roi Henri V de Germanie (1081-1125), permirent la construction de la nef de l’abbatiale.
Richard Ier d’Angleterre, dit Cœur de Lion (1157-1199), couronné le 13 août 1189, prit pour confesseur Guillaume, abbé de Mortemer et pour très proche chevalier Etienne de Longchamps qui l’accompagna lors de la troisième croisade et devint gouverneur de Saint-Jean-d’Acre de 1191 à 1192. Il fut prévôt de Lyons à son retour de Terre sainte.
 
Mais cette période ne fut pas de tout repos pour les habitants du Pays de Lyons qui eurent à souffrir de la parfois dure rivalité entre les ducs de Normandie et les rois de France. Ce domaine, surtout la forêt, avait aux yeux des souverains tant Anglais que Français, une importance considérable. Sa valeur avait redoublé dès le XIe siècle à cause de sa position stratégique à la frontière des deux royaumes et par sa proximité de Paris.
 
La conquête de Philippe Auguste
 
Guillaume le Bâtard, autre nom du Conquérant, puis Henri Ier, avaient cherché successivement à renforcer le système défensif de leur château de Lyons. Celui-ci commandait des forts de la vallée de l’Andelle comme ceux de Vascœuil ou de Pont-Saint-Pierre. Par deux fois, en 1193 puis le 1er juillet 1202, le roi Philippe Auguste (1165-1223) s’empara de cette forteresse. Après cette victoire le territoire de Lyons perdit sa position stratégique et donc un peu de son prestige militaire et social, même si le roi de France le garda comme lieu de villégiature et de chasse. Louis IX ou Saint-Louis (1215-1270) y vint au moins quatre fois dans la deuxième moitié du XIIIe siècle. Le roi fonda à Lilly une maladrerie. Philippe IV le Bel (1268-1314), grand chasseur et amateur de chevaux, allait rapprocher encore les capétiens du domaine de Lyons. En vingt-neuf ans de règne, il y fera quarante-sept séjours. Le calme ne revint pas pour autant puisqu’il fallut attendre 1450 pour que le Pays de Lyons devienne définitivement français après la victoire du connétable de Richelieu sur les Anglais à Formigny, mettant fin aux calamités de la guerre de Cent Ans. La paix enfin retrouvée, le Pays put développer ses richesses.
 
Le château de Lyons ne fut pas le seul à recevoir des hôtes royaux. Charles VII (1405-1461) et sa célèbre maîtresse Agnès Sorel, la Dame de Beauté (du nom de son domaine près de Paris), séjournèrent au manoir de La Fontaine-du-Houx, édifié par Philippe le Bel. Au XVIe siècle la vicomté de Lyons, appartenant toujours au roi de France, restait importante. En 1528, François Ier (1494-1547) en fit don à la duchesse de Nemours pour peu de temps. Charles IX (1550-1574) aima particulièrement la forêt de Lyons qu’il découvrit lors d’un séjour. Il y chassa ensuite fréquemment, faisant d’après certains historiens du manoir de La Fontaine-du-Houx son pavillon de chasse avant d’entreprendre à Noyon-sur-Andelle (aujourd’hui Charleval – en souvenir du jeune roi – dans le canton de Fleury-sur-Andelle) la construction d’un vaste palais qui ne sera jamais achevé. Une légende veut qu’il ait donné le nom de ses quatre chiens favoris aux quatre familles qui exploitaient les verreries dans la forêt : Caqueray, Bongars, Vaillant et Martel. Mais à côté de cette histoire royale existent d’autres histoires locales liées à quelques personnages, parfois étonnants.
 
Seigneurs locaux, petits et grands seigneurs
 
Le fort pouvoir ducal ou royal ainsi que l’implantation des abbayes empêcha le développement d’importantes seigneuries. Seules trois sont attestées dès les XIe et XIIe siècles, à Vascœuil, à Rosay et à Lisors. Les rois confiaient à certaines familles un peu plus de pouvoir, à Lyons-la-Forêt comme pour la garde du château. Ainsi la famille Le Portier donnera au canton l’un de ses plus illustre enfant : Enguerrand de Marigny (1260-1315), célèbre surintendant des finances sous le règne de Philippe IV le Bel, qui au commencement du XIVe siècle possédait tout le sud du Pays de Lyons ainsi que le château de Touffreville. Philippe Le Bel lui offre en 1309 le manoir de Fleury ainsi que la haute justice de Lilly, Morgny et Rosay. Marigny fonda surtout la collégiale d’Ecouis. Son exemple ne ressemble toutefois à aucun autre dans le Pays de Lyons. Jamais en effet, membre d’une famille locale n’aura atteint sa puissance, à l’exception tout autre et plus tardive, du poète Isaac de Benserade (1613-1691). Même s’il fut jugé pour détournement de fonds puis pendu au gibet de Montfaucon, la réhabilitation d’Enguerrand de Marigny lui valut d’être inhumé dans la collégiale qu’il avait fondée.
 
Le XIVe siècle vit également la création de la maîtrise des eaux et forêts et peu à peu la petite ville de Lyons gagner en importance avec au XVIe siècle l’établissement d’un bailliage secondaire et un siège d’élection lui conférant une certaine indépendance par rapport à Gisors. En 1665, Lorleau devient seigneurie du duc de Montmorency-Luxembourg. Louis XIV devait offrir la seigneurie de Lyons réunie en 1710 à celles de Gisors, des Andelys et de Vernon, à son petit-fils le duc de Berry, formant ainsi le nouveau comté de Gisors. En 1775, celui-ci passa par héritage au duc de Penthièvre (1725-1793). Connu pour sa charité et aimé de la population, celui-ci fit beaucoup pour le Pays de Lyons et pour Lyons-la-Forêt en particulier en commandant la construction de la halle actuelle.
 
Tout au long de son histoire, même simple, le Pays de Lyons aura donc été entre les mains de grands seigneurs et de princes du sang ou de monarques Anglais et Français. Pas moins de cent vingt séjours royaux y ont été recensés entre 935 et 1337.
 
Lyons-la-Forêt, petite capitale urbaine
 
Le XVIe et le XVIIIe siècle voient le développement le la petite cité de Lyons-la-Forêt, cœur irriguant l’activité du Pays de Lyons. Historiquement, l’importance jouée par son vieux château royal, ne fut pas sans effet sur sa croissance économique et démographique. Si les pouvoirs se concentrèrent durant plusieurs siècles dans la capitale du canton, la cause en était la présence obligée d’officiers royaux. Le territoire n’était pas moindre non plus puisqu’il s’étendait sur près de soixante paroisses. Les métiers les plus fréquents étaient alors ceux de bûcherons, sabotiers, vanniers et charbonniers, tous liés à une exploitation intensive de la forêt, parfois anarchique. La ville de Lyons vit quant à elle, s’accroître la présence de nombreux magistrats (conseillers au bailliage, en l’élection et en la maîtrise, conseillers aux receveurs des tailles, gentilshommes verriers…) et donc l’émergence d’une bourgeoisie riche et active, bourgeoisie qui édifia les principaux bâtiments encore visibles aujourd’hui et qui donnent tant de charme à la petite métropole du canton, faisant d’elle l’un des plus beaux villages de France.
 
Même si elle eut durement à souffrir de certains de ses engagements, par exemple au moment de la Ligue des partisans du duc de Guise (catholiques) auquel s’étaient ralliés les Lyonsais, opposés en 1590 à ceux du futur Henri IV (calvinistes), la ville sut se relever grâce à un dynamisme lié à une population riche de sa diversité économique et sociale. Ces nombreuses personnalités de la vie locale furent ainsi pour certaines fondatrices de couvents comme ceux des cordeliers en 1624, des ursulines et des bénédictines de Saint-Charles en 1630.
 
Cette vitalité porta également des fruits aux alentours jusqu’à la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les défrichements continuèrent avec une plus grande intensité aux Hogues, au Tronquay et à Lorleau. La Révolution de 1789 devait marquer un coup d’arrêt à cette prospérité.
 
 
 
Le pays de Lyons est donc un écrin d’histoire, de nature et de culture.
 
Ainsi n’a t il jamais cessé d’attirer artistes et intellectuels, tous amoureux de la nature, tels Jules Michelet, Paul-Émile Pissarro, Jean Renoir, Jacques-Émile Ruhlmann, Maurice Ravel, Simone de Beauvoir, Julien Green, Claude Chabrol et beaucoup d’autres, moins connus, venus trouver à 100 kilomètres de Paris un cadre de vie unique et chaleureux.


 


 

LA FORET DOMANIALE DE LYONS

 
      La forêt domaniale de Lyons arrive jusqu’aux limites de la ville et en quelques minutes, on entre sous cette futaie de hêtres qui passe, à juste titre, pour la plus belle hêtraie de France.
 
Sa surface couvre actuellement 10613 hectares (326 km de périmètre) qui se trouvent essentiellement dans le « Pays de Lyons ».
Elle est divisée en deux portions égales : l’une au nord, en Seine Maritime, et l’autre au sud, dans l’Eure.
Le plateau, coupé par quelques vallées en général sèches, a une altitude variable de 45 à 210 mètres.
 
L’aspect actuel remonte certainement à une très ancienne époque. Si la forêt a été préservée pendant les grandes périodes de défrichements du Moyen-Age et après, c’est qu’elle était le lieu de chasse à courre du Duc de Normandie et des rois d’Angleterre.
 
La forêt de Lyons, et c’est peut-être un de ses charmes, n’est pas un massif forestier épais, mais au contraire, il est constitué de massifs échancrés par de grandes clairières.
Quand on examine sa topographie sur une carte, on constate qu’il s’agit de vastes anneaux de forêts de 1à 3 kilomètres d’épaisseur, entourant des plaines bien cultivées où sont bâtis fermes et villages.
Le promeneur découvre ainsi les beaux horizons de cultures et de bois qui rendent ce pays si .
 
La forêt est composée pour 70 % de hêtres et pour 10 à 20 % de chênes et de charmes.
Les hêtres y sont particulièrement beaux, surtout dans la ceinture forestière qui entoure Lyons ou dans la réserve du Catelier, au nord, en Seine Maritime.
 
L’exploitation qui obéissait à des règles très strictes de sylviculture était traitée jusqu’à récemment en haute futaie régulière.
 
Elle est divisée en cantons dont les noms existent depuis plusieurs centaines d’années et en parcelles coupées par des sentiers et des routes forestières accessibles non seulement aux piétons, mais aussi aux cyclistes et aux cavaliers.
Les routes forestières, très bien entretenues et certaines goudronnées, permettent de beaux parcours automobiles.
Il est assez facile pour les promeneurs de se retrouver en forêt du fait que chaque parcelle est marquée aux carrefours d’un chiffre qui se retrouve sur la carte IGN.
 
 
Les excursions et promenades en forêt sont un des charmes du séjour au Pays de Lyons-la-Forêt.
 
 
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Arboretum des Bordins
Aménagé depuis 1982, date des premières plantations, l’arboretum vous offre plus de 13 000 arbres et arbustes représentant près de 90 espèces.
Entrée libre tous les jours du 1er mai au 31 octobre.
 
 
Sentier de découverte de l’Arboretum
Aménagé sur 3.7 km, le sentier de découverte propose à partir de 15 stations commentées une façon différente d’appréhender le milieu forestier.
Accès libre.
 
 
 
 
La forêt domaniale de Lyons
est gérée par :

   

l’Office National des Forêts - route de Forges - 27480 Lyons la Forêt
Tel: 02.32.49.61.07
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

27480 Lyons la Forêt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

route de Forges

 

Tel : 02.32.49.61.07



 

Au cœur de la forêt domaniale, immense hêtraie de 10700 hectares, Lyons la Forêt vous accueille.
 
Classé « Station Verte de vacances », un des « Plus Beaux Villages de France » et 4 Fleurs au "Villes et Villages Fleuris", Lyons-la-Forêt, chef-lieu du canton, est un joli village de 800 habitants, qui œuvre pour conserver le charme de son patrimoine normand.
 
Construit sur l’emplacement d’un château-fort édifié au XIIe siècle, le centre de Lyons en a adopté le plan, autour de l’ancienne motte féodale. Les Halles du XVIIIe (ISMH) se situent au centre d’une place très vivante où alternent des maisons anciennes en briques roses ou à colombages normands.
 
L’Hôtel de Ville (ISMH) a conservé intacte la salle de « bailliage » avec son décor de tribunal du XVIIIe et une exceptionnelle tenture fleurdelysée. Le rez-de-chaussée auprès de l’Office de Tourisme abrite des témoins d’anciens cachots.
 
Bordée de maisons dont la majorité a deux siècles, une longue rue mène, auprès de la Lieure, à l’église Saint Denis (XIIe – XVIe ISMH).
 
 De nombreux artistes ont séjourné à Lyons, en particulier Isaac Benserade qui y naquit et Maurice Ravel qui y composa.
 
En 1932, les halles servirent de décor à la scène du comice agricole dans le film de Jean Renoir, puis également en 1990 dans celui de Claude Chabrol intitulés tous les deux « Madame Bovary ».

Pour découvrir le village de Lyons la Forêt, nous vous proposons cette petite visite guidée (ce dépliant est disponible gratuitement à l'Office de Tourisme)
Cliquez sur le lien suivant:   
userfiles/Decouvrir Lyons.pdf